mercredi 8 mai 2013


Visite du TNP
 
 

A l’initiative de l’association « les arts du spé » nous avons pu aller visiter le TNP de
Villeurbanne.
Chaleureusement accueillis par Nicolas, le régisseur général et Audrey Laforce, la « responsable du développement du public » (titre mystérieux…), nous avons fait le tour des lieux en commençant par les photos historiques dans le hall et du Salon Firmin Gémier. Le TNP se compose de multiples salons et couloirs ornés de photographies en rapport avec l’histoire et le présent du TNP.
En nous montrant les photographies murales du Trocadéro, du Palais de Chaillot (ancêtres du TNP avant qu’il ne soit transféré en 1972 par Alain Duhamel), des directeurs du théâtre et des acteurs proches de ceux-ci, Audrey Laforce en profite pour nous faire un rappel historique.
En effet le contexte et la philosophie du TNP remonte à la fin du XIX siècle et à Firmin Gémier et sa visée humaniste de propager le théâtre en province.  Le Théâtre National Populaire lyonnais revendique cet héritage, de même que celui de Romain Roland et Jean Vilar avec leur politique de combat, de démocratisation et de rassemblement au théâtre.
Malgré le nom du TNP, l’équipe nous précise quand même que ce n’est pas un théâtre national, mais un centre dramatique, donc qu’il n’est pas subventionné exclusivement par l’état, comme la région et la ville y ont aussi leur part. On apprend en passant que le TNP reçoit 10 000 000 de millions en subventions par an. Et heureusement, car cela nous permet d’avoir des places au tarif étudiant de 8€ au lieu d’environ 150€.

Ensuite, nous passons à un aspect plus architectural et technique de la visite. Le régisseur général prend le relai et nous entrons dans un monde nouveau de considérations mathématiques et de mécanismes magiques. On apprend qu’il y a une réserve en dessous de la grande salle afin d’avoir la possibilité de créer un proscenium. La grande salle elle-même est incurvée, pour optimiser la vision et l’écoute du spectateur, car cette forme répond au front d’onde. C’est la seule salle qui possède cette incurvation, avec celle de Nanterre.
Autre spécificité du lieu, particulièrement moderne notamment grâce aux travaux récents :
l’utilisation de l’Ethernet. Cela permet de diminuer le nombre de câbles encombrants, et de permettre d’avoir le même protocole pour toutes les machines à travers la communication entre un ordinateur et des machines. Passant en revue tous les coins du-vaste-théâtre, sans oublier les locaux techniques, nous avons même eu la chance de monter examiner les systèmes d’accroches et de renvoi de poids en nous tenant sur les grilles.

Bref, cela fut une visite très enrichissante autant sur l’aspect technique que culturelle.
Je vous invite à y faire un tour si ce n’est pas déjà fait, car il y a beaucoup à y voir (et même à manger).

http://www.tnp-villeurbanne.com/
 
Amal Kebaïer

mardi 16 avril 2013

Grand Salon de la Micro-Edition



The 4th Grand Salon of micro-edition will take place on the 27th and 28th of April in Lyon. Each year, various workshops are set up to present the edition of screen printings, drawing books, comics, literature, and others. A large multipurpose room will allow the public to try making buffers, mimeograph printing or screen printing, drawing, creating masks and costumes, write, burn, take pictures or even design small machines to make sounds.

This year, you will see on the walls of the Grand Salon an exhibition by Bruno Richard, a famous drawer who will present his original prints and installation. There will also be many foreign editions such as Le Petit Mignon or Berlin bookseller that will bring a series their own collection. Independent Taiwanese artists will present their comic books, illustrations or collection of photos. Le Cris de L’encre, a Fanzinothèque in Lyon, will offer a relaxing space where sofas and books of all kinds will be available. The collection of Igor Hofbauer, a Serbian artist who maily draws concert posters is invited to present his screen print collection.

We will collaborate with restaurants and provide vegetarian banquet free of charge throughout the weekend.

For more information, please visit our web site: http://grand-salon.fr/
Adresse : MJC Monplaisir.  25, avenue des frères Lumière 69008 LYON

Ying-Qian Jiang

mercredi 10 avril 2013


At the Lyon Opera : Claude

On April 6th, I went to the Opera to see Claude. I did not know much about the show before going. All I knew was that the opera was based on a book by Victor Hugo and that it takes place in a prison. Robert Badinter, the writer of the opera, is a former senator who fought against the death penalty in France. In 1981, the death penalty was abolished. Victor Hugo was also famously against the use of the guillotine and the death penalty.


The opera almost entirely takes place in the prison where Claude is taken to serve a seven year sentence. He desperately misses his wife and daughter, but he finds companionship with a fellow prisoner named Albin. Unfortunately, the cruel prison director separates Albin from Claude and refuses to bring him back. Claude is devastated by his loss and plans to kill the director. The other prisoners support him but warn that he will certainly be sentenced to death if he goes through with the murder. Claude feels as though he has nothing left to live for, so he has nothing to lose. After killing the director, Claude suffers the guillotine. The opera concludes with a ballerina dancing like an angel beneath a cascade of falling mirrored confetti. She is eventually pummeled by the angry crowds rushing across the stage. 

Sarah Hoffman

Saâdane Afif
Blue time, blue time, blue time.






Déjà le titre, par la répétition, nous interpelle. Ce titre est aussi des paroles de chanson écrites par l’artiste Lili Reynaud-Dewar. C’est un texte qui accompagne les œuvres dans l’espace d’exposition et qui constitue un tournant, un nouveau processus dans son œuvre qui permet de multiples interprétations. 

Blue Time
Oh I've been waitin' for days
It feels cool in this haze
Weeks, years, it seems a century
But there's no need to worry
Cos waitin' has to be my duty
No I'm not scared of infinity (…)

Saâdane Afif, née en 1970, est une jeune artiste allemande. Son exposition Blue Time, Blue Time, Blue Time traduit les variations d’une même œuvre d’art opérées depuis 2004 jusqu’à aujourd’hui. L’exposition est un unique projet comprenant chacune des variations de l’œuvre Blue Time.
Le guide du visiteur est en ligne sur le site internet de l’IAC. Il permet de se plonger dans l’exposition avant même la visite. Il donne des informations sur chacune des œuvres et vous sera remis à la billetterie, à l’entrée du musée.
Le site internet est très complet, des vidéos de l’exposition, du vernissage, de rencontres avec des acteurs majeurs de l’art contemporain -notamment Jean-Hubert Martin, commissaire général de l’exposition actuelle sur Dali au centre Georges Pompidou à Paris - sont mises en ligne.
De plus l’Institut d’art contemporain propose des visites (gratuite) commentées par des médiateurs.
Vous trouverez au 5ème étage de la bibliothèque Chevreul des stickers d’invitation (gratuité). Ils vous permettront de partager la visite de l’exposition avec des personnes non-étudiantes en art, comme vos parents, des amis et connaissances de tous horizons.
Alors n’hésitez plus ! Consultez les horaires d’ouverture de l’institut et offrez-vous un moment artistiquement enrichissant et culturel !

Exposition du 1er mars au 28 avril 2013.
A l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne


Elise Brouillet

mardi 9 avril 2013


Des...Astres au Musée des Moulages




Je diffuse l'information au sujet de la prochaine exposition au musée des moulages, appellée exposition Des...Astres. Après Olivier Roller le musée exposera les dessins en noir et blanc de VICTOR CANIATO. 

Pendant l’été 2012, Victor Caniato, artiste plasticien, dessine une série de grands dessins en noir et blanc, très contrastés représentant des scènes de désastres (Hiroshima, Fukushima), juxtaposées à d’autres scènes plus paisibles issues de son jardin, dans lequel il travaille depuis plus de 10 ans à créer des sculptures. Il expose les dessins issus de ce travail.
Cette exposition donne l'occasion de redécouvrir le musée et le nouveau rapport instauré avec les plâtres de la collection permanente.

Il faut préciser que cette exposition est né d’une collaboration entre Victor Caniato, artiste plasticien, des étudiants et le Service Culturel de l’Université Lumière Lyon 2 dans le cadre d’un Enseignement d’Ouverture de Pratiques Culturelles de l’Université : réalisation d’exposition. Nous pourrons ainsi découvrir le travail de certains de nos camarades et les interroger sur les coulisses de la mise en place d'une exposition.

Le Vernissage est  le 30 avril à 18h30 au musée des moulages : 3, rue Rachais (Lyon 3e) . 
Si vous ne pouvez pas y assister cette exposition est présentée du  2 au 18 mai 2013 les mardis et jeudis de 14h à 18h hors vacances scolaires.
 Pour plus d'informations rendez-vous sur http://museedesmoulages.univ-lyon2.fr/ .

Par Ysore Bonnardel

samedi 6 avril 2013

L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Ernst 

au Musée d'Orsay à Paris

Carlos Schwabe La Mort et le fossoyeur
 


Dans les années 1930, l'écrivain et historien d'art italien Mario Praz (1896-1982) a mis en valeur pour la première fois le versant noir du romantisme, désignant ainsi un vaste pan de la création artistique qui, à partir des années 1760-1770, exploite la part d'ombre, d'excès et d'irrationnel qui se dissimule derrière l'apparent triomphe des lumières de la Raison.Voiciune des premières exposition qui montre ce romantisme noir : démon, sorcière, possédés, cadavres et noirceurs s'y côtoient. Cette rétrospective se  compose de plus de 200 oeuvres, passant de la peinture, aux sculptures ou aux estampes, essaie de retracer ce style artistique qui vu le jour au XVIIIe, pour rester très populaire jusqu'au XXe siècle.  Cette exposition nous permet de voir d'autre facettes de peintres que nous connaissons tous tel Goya ou Ernst, et de faire enfin apparaître dans l'histoire de l'art, une partie très peu montrée.  

Cette exposition qui peut paraître repoussante reçoit de très bonnes critiques, Le Figaro la notant tel un "exquis effrois" entre autre. Si vous avez donc l'opportunité de passer par Paris durant les dates de l'exposition, je vous invite vivement a aller faire un tour dans cette exposition qui change de celle que l'on peut voir habituellement.
 
Fussli, Le cauchemar
Musée et expositions : Ouverture de 9h30 à 18h (le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche)
de 9h30 à 21h45 le jeudi
groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu'à 20h le jeudi 

Par Amandine Collombat

jeudi 4 avril 2013


Centre d'histoire de la résistance et de la déportation




As soon as I came home after our visit to the Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, I made up my mind to write a quick article on it because :
-          I found it really interesting in terms of subject and scenography
-      It is another new subject to deal with in terms of cultural mediation, history as I explained in a previous article on the Musée Gadagne.

I/ The Musée de la Résistance et de la Déportation and the story of the building
The museum is located in a former Ecole de Service de Santé Militaire (ESSM) which was a project of the mayor André Gailleton - a former doctor - in order to assert the status of Lyon as "hospital" metropolis. Constructed between 1889 and 1894, the ESSM was closed during First World War but reopened after it.

However, it was the Second World War that shaped the future of this building. Indeed, the section IV of the Gestapo led by Klaus Barbie, occupied the ESSM. Many member of the Resistance and Jewish were interrogated and tortured in this building. Jean Moulin, most famous resistance fighter passed by this place on June 21st 1943. Allied bombardments put an end to the occupation and severely damaged building. Unfortunately it did not stop the Gestapo which simply relocated in another building situated on the corner of the Place Bellecour. 

Two major events led to the establishment of the Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation in the ESSM :
-     In 1965, to celebrate the 20th birthday of the Liberation, members of the Resistance wanted to create a museum on the Second World War and the Resistance. This museum was first installed in the Natural History Museum but the Association asked for the creation of a municipal museum in the ESSM because they needed more space to share their story, their side of the story.
-     In 1987, the Barbie trial was the first trial for crimes against humanity in France, and was an important moment in history and for the remembrance of the Occupation years, sharing in the awakening of the Lyon's collective memory and prefiguring the creation of the Resistance and Deportation History Centre.

Finally, the Centre d’Histoire de la résistance et de la déportation opened its doors on the 15th October 1992. As I will explain in a second and third part, testimonies are an important part of the museum through photographies and videos. Besides, the museum relays exclusive extracts of the trial by special permission of the Paris High Court. Putting the accent on eyewitness statements, this film gives an idea of the debates and the emotion surrounding the trial; each witness statement contributing to the reinforcement of the idea of crime against humanity. 

II/ The scenography
The permanent exhibition offers a concrete experience of the major moments of the Second World War.
I am sure I am not going to surprise you by saying that the museum is divided into two parts ;
- One is (logically) dedicated to the Resistance  and deals with the period of the Entre-Deux-Guerres (Between-Two-Wars, Lyon in time of war and the civil and military Resistance which began to be organised to fight against the Nazis in spite of the danger and the repression.
- The second part is (logically again) dedicated to the imprisonment in a concentration camp of Jewish people but also of members of the Resistance in Lyon.

III/ What I thought of this museum ?
            I found this permanent exhibition really interesting and complete. I liked the way it focused on the history of Lyon and still re-situated this history into the national and international context of this planetary conflict.
            What is also very attractive in this exhibition is the fact that in addition to the documents purely historical such as boards with so many important dates or objects, testimonies through the numerous videos and photographies make history so real (I mean of course it was real, I mean actual), so vivid.
            I was also really surprised to step in a 1940s dark street and then enter in a house that seemed full of life with this radio turned on as if people had just left the house, willingly or not. I did not expect something like that, and I felt simply transported to another time and place. I really liked it.
Finally, at the end of the tour, the giant slide show that lets us re-situate the local and national events of remembrance into the planetary scale of the conflict, by placing them in their historical context as really useful as it was a good sum up of what we’ve just seen.

I warmly recommend this museum. Honestly, I was expecting something very dull and depressing and like I said in class I thought that going to this museum would be as depressing as wathning the Schindler's list. But is wasn’t. I mean, it was a bit depressing to realize how many people had died or lost members of their family during this war but showing the cruelty of the Nazis was not the main focus of this place. Their main focus is to share with us the experience of people who had lived through it and who give us their side of the story, a very personal side sometimes.